La vie en rose au jardin – étape#48

© Jean-Philippe Paul

Comme un vœu pour la nouvelle année, la couleur du bonheur réunit l'oiseau rondouillard venu du froid et la rose éternelle du jardin.

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L'accent de l'Oural

Mon premier oiseau de l'année se signale par son cri lorsque je recharge la mangeoire en graines de tournesol. Un petit son de trompette caractéristique, émis par un mâle de bouvreuil joliment gonflé pour résister au vent. Ce n'est pas le doux sifflement des oiseaux de nos régions, mais l'accent typique d'une variété de bouvreuil venu de grandes forêts de Russie, aux environs de la République des Komis. Les ornithologues l'appellent bouvreuil trompetant. Impossible de ne pas remarquer la teinte délicate du plumage de sa poitrine et de son ventre, en tout point similaire à celle de la rose qu'il côtoie...

La fleur qui ne meurt jamais

Le temps ne semble avoir aucune prise sur les rosiers. Ils sont en fleurs depuis début mai. Huit mois de douceur et de bonheur dans le jardin, bravant la sécheresse, la neige puis la tempête. Contrairement aux paroles de la chanson Mon amie la rose et au poème de Ronsard, cette fleur me paraît plus éternelle qu'éphémère. Chaque rose défunte laissant place à une nouvelle, cette parfaite illusion permet au rosier de passer la nouvelle année avec une mine épanouie.

Le 1er janvier 2018 - étape#48

Suivez chaque semaine l'itinéraire de ce voyage plein de surprises 100 % nature entre le jardin et le pas de la porte. Chaque fois, c'est une observation véritable, datée, localisée et illustrée dans ce carnet de route.

Retrouvez l'étape#47 L'incruste de la coccinelle

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