Vertige avec l’écureuil

C’est un autre monde. Un autre univers. Il est dans la forêt. Celle où l’on se promène le dimanche, où l’on joue à cache-cache. Un univers à la fois proche et inaccessible. On le découvre en levant le nez. Ou en se couchant par terre, dans les feuilles mortes, au pied d’un arbre. Peu importe lequel. La tête calée entre ses racines, au ras des odeurs de pluie, d’humus et de champignon, il suffit de regarder. Suivre des yeux le tronc jusqu’aux premières branches. Grimper un à un les échelons. Et atteindre la cime, lentement.