Record d’envol de jeunes gypaètes en Valais

En 2017, cinq couples de gypaètes barbus ont niché en Valais. / © Serge Denis

Cette année, cinq couples de gypaètes barbus ont niché dans le canton du Valais en Suisse, donnant le jour à autant de jeunes. Pour l’heure, quatre ont déjà pris leur envol, un record ! Une vidéo a même été tournée lors de ce grand événement.

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2017 constitue un record pour le nombre de jeunes gypaètes barbus envolés en Valais indique le Réseau Gypaète Suisse occidentale. Au total cinq couples ont niché, donnant naissance à cinq jeunes. Pour l’heure, quatre ont pris leur envol avec succès. Le cinquième, né dans la vallée de Bagnes et tombé du nid fin mai, est toujours dans le centre de soins du «Natur- und Tierpark Goldau». Il devrait être relâché dès que son état le permettra.

Depuis la première reproduction naturelle en Suisse occidentale en 2007, au moins 17 jeunes se sont envolés avec succès en Valais, contribuant à faire du programme de réintroduction international, débuté en 1986, un énorme succès.

Un premier envol immortalisé en vidéo

Le photographe amateur Olivier Staiger a pour habitude d'observer les gypaètes de Derborence. Début juillet, il était présent lors du premier envol du jeune baptisé Prince (en hommage au chanteur). "C'était court, mais impressionnant. D'autant qu'il a déjà la même envergure que ses parents. Il a essayé de voler plusieurs fois, on voit que c'est complexe au début", raconte-t-il au Nouvelliste. Posté sur la route de Derborence, le photographe a pu immortaliser ce grand moment en vidéo.

Vers l'émancipation

Après son premier envol, le jeune gypaète est certainement resté aux alentours du nid pendant quelques semaines avant de s'émanciper. "Dès qu'il s'envole, cela va très vite. Il maîtrise le vol après deux jours. Les parents lui apportent encore un peu de nourriture les premiers temps, mais il va devoir très vite en chercher seul, puisque les parents vont l'inciter à se débrouiller en volant au-dessus de lui avec de la nourriture, mais sans la lui donner", explique le responsable du Réseau Gypaète Suisse Occidentale, François Biollaz, au Nouvelliste. Le jeune devra alors partir pour quatre ou cinq ans d'errance dans les Alpes, avant de s'installer sur un territoire.

A noter enfin que les amateurs de photo sont invités à ne pas s'approcher des nids pour éviter toute source de stress pour les oiseaux.

Aigle ou Gypaète ? Dans sa Minute Nature, Julien Perrot nous présente deux grands rapaces des sommets et ce qui permet de les identifier.

Pour fêter les 30 ans de la réintroduction du gypaète dans les Alpes, La Salamandre a publié le livre L'envol du gypaète. Découvrez extraits et photos dans notre article.

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