Longues antennes

Sauterelle

Qui sont les musiciens de l’herbe ? D’abord les sauterelles aux longues antennes, puis leurs cousins au chant printanier : grillons et courtilières.

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Divas de l’été

Sauterelle cymbalière

© Jérôme Gremaud

Leurs fines et interminables antennes signalent les sauterelles. Les femelles portent à l’arrière du corps un long sabre recourbé qui leur permet d’enfoncer leurs œufs dans le sol ou dans des plantes. Herbivores durant leur jeunesse, beaucoup de ces insectes spectaculaires deviennent en grandissant des prédateurs. Et de s’attaquer avec leurs mandibules pointues à tout ce qui bouge. Les femelles sont les plus voraces et on les comprend : il en faut, des protéines, pour produire tant d’œufs! Quant aux mâles, leur chant souvent très aigu règne suivant les espèces sur les belles journées ou les nuits d’été.

Soliste en préconcert

Grillon champêtre

© Jérôme Gremaud

Les grillons, bruns ou noirs, possèdent aussi de longues antennes mais, contrairement aux sauterelles, un corps aplati et une tête globuleuse. Le plus connu d’entre eux, le grillon champêtre, a le privilège d’ouvrir la saison des concerts dès avril. Posté à l’entrée de son terrier qui marque le cœur de son territoire, le mâle chante inlassablement pour attirer une femelle.

Taupe musicale

Courtilière ou grillon-taupe

© Jérôme Gremaud

Etrange créature que la courtilière. On la dirait née des amours d’un grillon et d’une taupe ! Son aspect incongru et ses mœurs souterraines lui valent des surnoms savoureux : grillon-taupe ou taupe-grillon, mais aussi écrevisse de terre, taupette ou perce-chaussée. Ses pattes antérieures fouisseuses lui permettent de creuser un réseau de galeries dont elle ne sort pratiquement jamais.
Oeufs et larves sont soignés par la femelle dans une chambre souterraine. Ils mettront deux à trois ans pour atteindre l’âge adulte. Autrefois abondante dans les jardins avant d’y être souvent exterminée, la courtilière vit dans les sols humides et légers. Son bourdonnement aigu résonne les nuits de mai et de juin.

Couverture de La Salamandre n°163

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 163
Août - Septembre 2004
Article N° complet

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