L’igloo et le coq

Quand il fait très froid, les tétras-lyres se cachent dans des igloos. Ils n’en sortent que matin et soir pour se ravitailler. / © Jürg Zettel

Découvrez le tétras-lyre le petit coq de bruyère qui doit survivre à l'hiver comme le grand tétras.

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tétras-lyre

© Sébastien Sachot

Le grand coq de bruyère ou grand tétras a dans les Alpes un cousin plus petit mais tout aussi spectaculaire : le petit tétras, ou petit coq, ou tétras-lyre. Lyre à cause de la forme de sa queue déployée lors des parades printanières, quand le pâturage résonne de roucoulements et de chuintements.
Les petits coqs, tout comme leurs grands cousins, doivent survivre à des hivers très rigoureux avec un régime alimentaire extrêmement frugal. Quand la température chute en dessous de -10° C, ces oiseaux creusent dans la poudreuse des igloos où ils passent la plus grande partie du temps. Seules deux brèves sorties matin et soir leur permettent de se ravitailler en aiguilles d’arole ou d’épicéa.
Lorsqu’il fait -18° C dehors, leur chambre reste agréablement tempérée à 3,5° C.
Les gélinottes elles aussi creusent parfois des igloos. En revanche, un tel comportement est exceptionnel sous nos latitudes pour les grands coqs. Pour se cacher, ces gros oiseaux ont en effet besoin d’une couche de 50 cm de neige fraîche, chose rare même au cœur du Jura. Parfois ils se laissent recouvrir de neige sous les branches basses d’un sapin, mais l’ornithologue jurassien Bernard Leclercq n’a observé que trois igloos de grand coq en trente ans d’étude.

Couverture de La Salamandre n°161

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 161
Avril - Mai 2004
Article N° complet

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