Le retour du loup en Belgique

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Anthony Kohler, vice-président de Ferus fait le point sur le retour du loup en Belgique.

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Peut-on qualifier l’année 2018 de grand cru pour le retour du loup en Belgique ?

Oui, cette année a assurément été marquée par le retour du grand canidé. En janvier, une première louve, originaire d’Allemagne et baptisée Naya, a été observée dans le Limbourg. Quelques semaines plus tard, un autre individu est arrivé plus ou moins par la même route, mais a malheureusement été renversé par une voiture. Au début de l’été enfin, un nouveau loup a été photographié dans les Hautes-Fagnes, alors que Naya était accompagnée d’un mâle nommé August.

Le loup était-il déjà présent avant 2018 sur le territoire belge ?

Oui. En 2016, un cas de prédation a été relevé sur le plateau des Tailles. De récentes études génétiques ont confirmé qu’il s’agissait effectivement d’un loup, différent de celui observé cette année dans les Fagnes.

Une meute en Belgique : rêve ou réalité ?

Théoriquement, une meute a besoin de 100 à 150 km2 pour s’épanouir dans de grands espaces riches en proies. Dans les faits, il est difficile d’évaluer le nombre de loups qui pourraient s’installer en Belgique car cette espèce s’adapte à de multiples situations.

Faut-il tout de même continuer à préparer son retour ?

Absolument ! La communication autour de la réapparition du loup est fondamentale et doit être favorisée auprès du grand public. L’espèce arrive rapidement. Il faut répondre aux questionnements des citoyens et poursuivre le travail de sensibilisation.

Couverture de La Salamandre n°249

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 249
Décembre 2018 - Janvier 2019
N° complet

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