Une bougie dans le sous-bois

© Jean-Philippe Paul

Une fleur luit dans l'obscurité de la lisière. Voici l'hellébore fétide, vêtu d'un vert printanier pour fêter l'anniversaire du voyage au jardin.

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Mon voyage au jardin fête son anniversaire. Cinquante-deux semaines et quatre saisons sur quelques mètres carrés de nature ordinaire. Pour fêter l'évènement, l'hellébore fétide tombe à pic. Epanoui et rayonnant, il célèbre ce mois de janvier si clément qu'il n'a pas gelé une seule fois. Son nom viendrait de helebar - remède contre la folie - en langue sémitique. Pourtant il faut être fou pour consommer cette renoncule toxique.

J'ose l'avouer, quitte à faire la fine bouche, j'aurais préféré un brin de glace, un flocon virevoltant ou la visite d'un sizerin boréal... Mais voilà, les signes de l'hiver deviennent aussi rares qu'un métal précieux, plus hypothétiques et tout aussi furtifs qu'une étoile filante. Il faut s'y résoudre, une semaine après l'observation d'un crapaud sur la terrasse, la confusion règne dans la nature. Les grillons gambadent en attendant que leurs ailes musicales poussent, la sittelle et la grive draine chantent sans retenue... Certains ont même vu des lézards pointer le bout de leur nez.

Si le voyage au jardin devait continuer, peut-être verrait-il des jours de février saisis par un vent glacial ?

Le 27 janvier 2018 - étape#52

Suivez chaque semaine l'itinéraire de ce voyage plein de surprises 100 % nature entre le jardin et le pas de la porte. Chaque fois, c'est une observation véritable, datée, localisée et illustrée dans ce carnet de route.

Retrouvez l'étape#51 Un temps de crapaud

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