Entre les pavés, la nature

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Bruxelles, seulement du béton et des routes embouteillées ? Ses habitants ne voient pas de cet œil la capitale belge.

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Bruxelles, ville verte proche de la nature - La Salamandre

© Life+ Ozon

Habiter en ville et être coupé de la nature ? Très peu pour Bruxelles ! Avec 122 parcs et forêts, la métropole belge est une des agglomérations les plus vertes au monde. Autant en profiter. Pour le faire savoir, Bruxelles Environnement a lancé l’année dernière la campagne Reconnectez-vous à la nature sans quitter votre ville ! Aux grands maux les grands moyens : affiches, annonces digitales, vidéos sur les réseaux sociaux… Le thème Nature en ville a ainsi attiré l’attention de nombreux Bruxellois. Après une année de communication, l’impact est globalement très positif.

A Bruxelles, la nature est partout. Et ses habitants veulent davantage en profiter !

« La majorité des personnes veulent davantage profiter de la nature, être plus actives dans sa protection, et prendre le temps d’explorer les parcs et forêts de la ville », rapporte Bruxelles Environnement. Les habitants de la capitale trouvent qu’ils ne profitent pas assez de ce que leur localité a à offrir de vert. En particulier, la forêt de Soignes, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, est chérie par les Bruxellois. Malheureusement, celle-ci est coupée par de nombreuses routes, véritables obstacles à la circulation de la faune forestière. C’est pourquoi, depuis 4 ans, dans le cadre du projet Life+ OZON, plusieurs dizaines de passages et écotunnels ont été constuits. Rejoindre les différentes parties de cette forêt sera désormais moins risqué pour les amphibiens ou mammifères.

Bruxelles, ville verte proche de la nature - La Salamandre

© Life+ Ozon

L’écoduc de Groenendael, ouvert en novembre dernier, est sans doute le passage le plus impressionnant du genre avec une largeur de 60 mètres qui enjambe le ring de Bruxelles. Les travaux de plantation sont prévus en 2018, mais les automobilistes peuvent d’ores et déjà admirer une immense fresque animalière dessinée par le graffeur Dzia sur le pilier central de l’écoduc. Un blaireau par-ci, un crapaud par-là, l’artiste a représenté de nombreuses espèces qui profiteront de cette construction monumentale. Un bon moyen de nous sensibiliser à l’importance de ce genre de dispositif pour la faune locale. Qui sait ? La martre empruntera peut-être bientôt ce grand pont végétalisé ? Après presque 20 ans d’absence dans la région, ce mustélidé brun à plastron clair a été signalé aux abords de la forêt de Soignes en septembre dernier.
En fin de compte, pour les habitants de la capitale, « la nature en ville ne se limite pas aux parcs et aux forêts. Elle est présente partout : entre les pavés des ruelles, le long des murs, sur les terrasses… » Reste à ouvrir tout grands ses yeux dans un monde de plus en plus artificialisé.

Dans le Haut-Doubs, un collectif se bat contre le casse cailloux.

En Suisse romande, Bee-Connect loue des ruches connectées.

Couverture de La Salamandre n°245

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 245
avril - mai 2018
Article N° complet

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