Des lâchers qui rendent lyriques

Pascal Poncin, Professeur d’éthologie à l’Université de Liège, nous détaille le programme de réintroduction du tétras lyre dans les Hautes-Fagnes.

Avatar de Nathalie Simon

Article d'origine par

Après une première translocation de dix tétras-lyres suédois dans le Parc naturel des Hautes-Fagnes l’année dernière, 18 nouveaux oiseaux ont été relâchés au début du mois de mai 2018. Pourquoi ?

L’emblème du Parc naturel était devenu plus que rare, avec seulement deux mâles et une femelle recensés au printemps 2017. Il fallait donc agir ! La première opération, initiée par l’Université de Liège et l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique a été une réussite. Nous avons donc renouvelé l’expérience en 2018.

Une réussite, dites-vous ?

Incontestablement. Grâce aux émetteurs portés par certains oiseaux, nous avons pu déduire qu’une poule a niché avec succès à la suite de la translocation de 2017.

D’après les chiffres des années 1970 dans les Hautes-Fagnes, une population viable oscille entre 80 et 160 individus. Peut-on espérer regagner un tel effectif ?

D’autres lâchers sont prévus dans les années à venir. Ce projet a des chances d’aboutir car les oiseaux prélevés en Suède ne proviennent pas d’élevages : ils ont été capturés dans leur milieu naturel. Aujourd’hui, les nombreux mouvements des tétras-lyres restent toujours localisés dans les Hautes-Fagnes. L’habitat fagnard semble donc bel et bien leur convenir. C’est très prometteur pour la suite.

En Suisse, les sols pollués sont surveillés de près.

Une association Blaireau et sauvage dans les Vosges.

Couverture de La Salamandre n°247

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 247
août - septembre 2018
Article N° complet

Réagir