Demain, quelle nature ?

© Eric Dragesco

Nous sommes bien à la croisée des chemins. Si le déclin du grand coq de bruyère se poursuit au rythme actuel, les scientifiques nous prédisent sa disparition définitive d’ici une quarantaine d’années.

Avatar de Julien Perrot
- Mis à jour le
Article d'origine par

Mécanique fragile, mais aussi vigueur incroyable. Le grand coq est terriblement sensible, mais il est aussi prolifique et doué d’une longévité peu commune parmi les oiseaux. Près d’un axe très fréquenté, il a suffi qu’un chemin d’accès s’embroussaille pour qu’une place abandonnée depuis dix ans soit recolonisée. Non loin de là, dans les forêts de Montricher, les coqs reviennent grâce à un projet de gestion forestière ambitieux et novateur.

La partie, quoique difficile, n’est pas encore perdue. Car ce n’est pas seulement un oiseau rare qui est en jeu. Le grand tétras incarne la forêt tout entière. Sa seule présence garantit la survie d’une multitude d’autres animaux.

Figure mythique, il symbolise notre relation à la nature. Les questions qu’il nous pose sont d’une importance cruciale. Les intérêts économiques doivent-ils primer en toute chose ? Avons-nous le droit de rouler, de skier, de marcher partout ? Quelle place sommes-nous prêts à laisser à une nature vraiment sauvage ?

La « Salamandre » remercie Pierre Baumgart, Michel Beaud, François Burnier, Gottlieb Dändliker, Jacques Gilliéron, Jacques Ioset, Blaise Mulhauser, Michel et Vincent Munier, Sébastien Sachot et Laurent Willenegger pour leur précieuse assistance durant la préparation de ce dossier.

Couverture de La Salamandre n°161

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 161
Avril - Mai 2004
Article N° complet

Réagir