Cigognes décodées – étape#77

Surprise du dimanche matin, des dizaines de cigognes font halte dans les prés en bas de la maison. Ces grandes voyageuses arrivent sûrement d'Espagne et filent vers l'Allemagne.

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Dès la mi-février, je guette chaque matin les grands cèdres du village voisin à la longue-vue pour voir si des cigognes y ont passé la nuit. Alors que c'est encore un peu l'hiver et pas tout à fait le printemps, les grands échassiers blanc et noir surprennent tous les ans par leur précocité. La presse locale en profite alors pour présager abusivement de la météo à venir...

Ce dimanche, je constate par la fenêtre que les grands champs qui bordent la rivière sont constellés d'oiseaux bicolores. Les voilà ! J'en compte quatre-vingt environ mais j'en soupçonne davantage. Je descends pour les approcher. Les ornithologues allemands, suisses et alsaciens posent beaucoup de bagues sur leurs protégées et ce sera l'occasion d'en déchiffrer quelques unes.

J'en compte finalement 131 ! Sans surprise, certaines portent des anneaux codés sur leurs longues pattes rouges. Je parviens à en lire vingt : BTLP, BRVS, AT318... Mais il y en a sûrement plus. Près du tiers de ces oiseaux semblent bagués. Grâce à ces programmes de marquage, la cigogne blanche est un des migrateurs les mieux connus en Europe. Dans quelques semaines, j'espère recevoir l'histoire de vie des individus que j'ai identifiés : âge, lieu de naissance, autres localités visitées...

A 10h30, des curieux équipés de smartphones approchent les cigognes de trop près pour les immortaliser. C'est l'occasion pour ces voyageuses de reprendre leur route.

Le 24 février 2019 - étape#77

Relire notre dossier Les deux cigognes et ses cartes de voyages.

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