Mal de mer

Je reviendrai à la mer pour me saouler de vent au sommet des falaises et taquiner les crabes qui n'hibernent jamais. / © Christian König

Une fois les vacances finies, on emporte avec soi une marée de souvenirs. Tout en poésie, Aino Adriaens nous décrit son au revoir à la mer.

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Le train se met en branle, et mon regard s’accroche aux bribes d’océan que j’aperçois encore. Au premier grand virage, la mer a disparu. Mais j’emporte avec moi une marée de souvenirs : l’odeur du sel et des rochers, un sac de coquillages et quelques grains de sable au collet de ma gourde.

Les vacances sont finies. Il y en aura d’autres. Je reviendrai cet hiver, pour me saouler de vent au sommet des falaises et taquiner les crabes qui n’hibernent jamais. Pour goûter aux embruns de l’océan furieux, courir après les vagues, les mouettes et les goélands.

Je ferme les yeux. Le train devient bateau, qui roule sur les rails dans un bruit de tempête et de poulie mal huilée. Une vague me bouscule, puis une autre encore qui, de sac en ressac, me bercent… Et je sombre.

© Julien Ortet

Pour plus de poésie, découvrez les textes de Gisèle Rime, artiste amoureuse des plantes et des mots.

Retrouvez la totalité du dossier consacré à la mer : Vacances à la mer

Couverture de La Salamandre n°175

Cet article est extrait de la Salamandre
n° 175
Août - Septembre 2006
Article N° complet

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