L’alerte canicule du hibou petit-duc – étape#84

Par cette nuit déjà très chaude, un sifflement répété et puissant retentit à environ un kilomètre du jardin. C'est le rare hibou petit-duc. Décidément, on dirait le sud.

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Il est 4h15 du matin, pendant que j'inventorie les papillons de nuit et autres insectes sortis en nombre dans le jardin, j'entends siffler derrière la colline. Le petit-duc ! Ce minuscule hibou gros comme deux poires est rarissime dans le Jura et la région. Je l'avais entendu quelques fois en avril et courant mai depuis la maison, mais il était dans le village voisin. Son chant portait alors à 1,8 km ! Ce matin – oui, car les lueurs du jour pointent et le merle chante déjà – le hibou gnome semble plus près. Environ 1 km, dans les érables, saules ou peupliers de la rivière. Approchons...

Je mise sur le gros érable où je l'avais entendu il y a quelques années. Quelques minutes plus tard, bingo ! C'est peut-être le même oiseau. La lampe frontale fait briller ses yeux dans la frondaison. Je l'éteins et j'attends que ma vue s'habitue à l'obscurité. Peu à peu, le hibou se laisse observer à la lumière naturelle qui pointe à l'est. Magnifique ! Qu'il est rare de faire une observation visuelle de cette espèce sous nos latitudes.

Est-ce un signe de ce qui attend notre région ? Une faune méditerranéenne qui remonte. Peut-être, en tout cas, hasard ou pas, le siffleur infatigable venu du Sud n'est pas tombé n'importe où : il chante exactement dans la commune qui détient le record de chaleur régional, à savoir 41,5 °C, mesuré le 13 août 2003 lors de la dernière canicule historique.

Son sifflement serait-il une alerte ?

Le 25 juin 2019 - étape#84

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