Bienvenue sur le site de la revue nature La Salamandre, entièrement consacré à la découverte des plantes et des animaux qui vivent près de chez vous. Bonne visite sur salamandre.net !
Sur un talus, avant l’avènement des herbicides, le bleuet se joignait au coquelicot pour moucheter les champs de blé. Eradiqué, il s’est réfugié sur les talus routiers et dans les friches. Sa corolle bleue attire les insectes jusqu’au temps des moissons.
Dans une prairie sèche, il chante le soleil, les fleurs de l’été et l’insouciance de l’enfance. Qui n’a jamais taquiné le grillon au fond de son trou avec une herbe ?
L’insecte mâle occupe un boyau souterrain de 10 à 30 centimètres de long depuis l’automne dernier, adopté alors qu’il n’était encore qu’une larve. Pendant l’hiver, il s’est transformé en musicien.
« Tssri tssri tssri », une fois le soleil revenu, ses ailes vibrent sur le même accord. Excité par le refrain du voisin, il monte le ton. Mais lorsqu’une femelle approche, il en revient à un timbre plus doux.
Elle, on la reconnaît au sabre qui prolonge l’arrière de son corps, deux longues valves qu’elle actionne pour enterrer ses œufs.
Il y a longtemps, dans le Midi, on gardait des grillons en cage pour profiter de leur chant. En Chine comme au Japon, la mélodie de l’insecte captif est reconnue pour ses propriétés apaisantes.
L’éclairage public ne profite pas qu’aux noctambules. La pipistrelle commune en tire sa subsistance. Il suffit à la chauve-souris d’ouvrir la bouche pour gober papillons et autres insectes nocturnes piégés par les ondes de la lumière blanche.
Bienvenue sur le site de la revue nature La Salamandre, entièrement consacré à la découverte des plantes et des animaux qui vivent près de chez vous. Bonne visite sur salamandre.net !