Pourquoi ce blog de terrain imprime une pause.
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"Un jour, un dessin", ça vous dit quelque chose? Une aventure et un livre à découvrir ici !
Le 31 janvier, une pluie glacée suivie d'une neige lourde et abondante (35cm au pied du Jura) a rompu de nombreuses branches, brisé et déraciné de nombreux arbres. Dans les jardins et les vergers, c'est la consternation. La sélection a été impitoyable et la tristesse est à juste titre de mise: chacun avait "son" cerisier, "son" poirier. Il faudra replanter et attendre. En forêt, le tableau prend encore une autre dimension et j'imagine déjà les litanies. Oui, c'est impressionnant.... mais je me demande une fois de plus si ce ne serait pas l'occasion de réfléchir à la manière dont on s'occupe de la forêt. La tempête Lothar en 1999 et la canicule de 2003 (autres conditions extrêmes) avaient déjà montré les limites d'une exploitation parfois trop orientée et de peuplements unifiés (même âge et même essence sur des hectares). L'ensemble résiste moins à ces imprévus qui en fait devraient faire partie intégrante de la gestion. Car une forêt riche et structurée fait nettement mieux face à ce genre d'événements. La forêt n'est pas simplement un outil à fournir des mètres cubes de bois. Il le faut tant c'est une ressource noble et locale, mais intégrer la diversité dans l'équation assure la production (et c'est prouvé aujourd'hui) tout en redonnant à la forêt sa vraie dimension.
Mardi 6 janvier 2009/Montricher/-6°C/neigeotte/12h59
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