Vaudois, à vos fiches !

Lucane cerf-volant / © David Greyo

Anabelle Reber, biologiste au Centre de conservation de la faune et de la nature, nous présente l'inventaire qu'elle coordonne, en collaboration avec le Musée cantonal de zoologie et les Musée et Jardins botaniques cantonaux.

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Anabelle Reber

Pourquoi lancer ce recensement urbain ?

Nous espérons sensibiliser la population vaudoise et lui faire réaliser que la nature est partout, à deux pas de chez soi. L'inventaire permettra une meilleure connaissance des milieux liés à l'homme. La ville, certes, mais aussi les villages, les murets...

Quelles espèces peut-on signaler ?

Nous n'avons pas fixé de liste pour les plantes. Pour les animaux, l'inventaire est ciblé sur les espèces pour lesquelles on manque d'information. Certaines peuvent paraître banales – salamandres ou lézards des murailles – mais sont vulnérables et trop peu signalées. D'autres, moins connues, nécessitent un suivi de leurs populations. C'est le cas du coléoptère Dorcus parallelipipedus ou de l'invasive lycène des géraniums, petit papillon ravageur de pélargoniums.

Et si l'on ne sait pas identifier une espèce ?

Pas besoin d'être un spécialiste : au contraire, l'inventaire est aussi une occasion d'apprendre. En cas de doute, on peut transmettre une photo ou passer dans un des deux musées cantonaux. Pour apporter des échantillons de plantes, des coquilles d'escargots vides ou des coléoptères trouvés morts, par exemple.

Comment sont utilisées les données récoltées ?

Les observations permettront de mettre en place des mesures de protection de plantes ou d'animaux menacés et d'évaluer plus précisément la situation des espèces invasives. Cet inventaire est un premier pas : nous souhaitons qu'il débouche sur des suivis à plus long terme.

Couverture de La Salamandre n°203

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 203
Avril - Mai 2011
Article N° complet

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