Tatoueurs de vulcains

Vulcain marqué / © Dominique Blanc

Michel Baudraz, coauteur du site web lepido.ch, présente le projet d’étude de la migration des vulcains.

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Michel Baudraz

Michel Baudraz

Michel Baudraz, vous venez de capturer plus de 7000 vulcains, des papillons migrateurs, dans les Alpes suisses. Pourquoi?

Dans le but de les marquer en couleur pour étudier leur migration. Entre septembre et octobre, les individus du nord et du centre de l’Europe se dirigent vers le sud de la France, l’Italie ou l’Espagne où ils passeront l’hiver à l’abri des frimas.

Comment avez-vous procédé ?

Avec mes collègues, nous avons tendu de grands filets au col de la Croix (Vaud) et de Bretolet (Valais) pour les intercepter sur leur route vers le sud au maximum de leur passage fin septembre. Nous avons ensuite coloré leurs taches alaires blanches à l’aide de feutres spéciaux en utilisant une teinte différente selon le site, le jour et l’heure de la capture. Puis nous les avons relâchés.

Qu’attendez-vous de cette opération colossale ?

Ce programme permettra de mieux connaître les trajectoires migratoires du vulcain, les distances parcourues et les vitesses de vol. Un petit miracle est déjà arrivé: cinq Vanessa atalanta marquées au col de la Croix ont été recapturées environ 2 heures plus tard au col de Bretolet à 32 km à vol d’oiseau.

Il est donc important de vous transmettre toute observation de vulcains marqués.

Oui, le succès de notre étude repose sur les sciences citoyennes. Les vulcains marqués pourraient être observés dans le sud de l’Europe à l’automne 2016 ou au printemps 2017, quand ils sortiront de leurs cachettes hivernales pour se reproduire. Ouvrez l’œil.

Signalez vos observations à tagging@gmx.ch.

Retrouvez notre dossier Vanesses.

Couverture de La Salamandre n°237

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 237
Décembre 2016 - Janvier 2017
Article N° complet

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