Partir à la rencontre de la chouette hulotte

Silhouette de chouette hulotte / © Laurie Campbell (rspb-images.com)

L'expérience de la nuit vous tente ? Voici quelques conseils pour apprivoiser l'obscurité et augmenter vos chances d'approcher la chouette hulotte.

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Se préparer

Une sortie nocturne ne s'improvise pas. Nos repères habituels s'estompent à la nuit tombée et les paysages prennent un visage différent. Il vaut mieux choisir un parcours que l'on connaît déjà. Il faut aussi bien se couvrir. La nuit, il fait froid, même l'été ! Surtout quand on reste immobile et à l'affût des sons et mouvements de la nature. Des vêtements chauds et imperméables sont utiles. Des tissus sombres et qui produisent le moins de bruit possible évitent de se faire repérer par la faune nocturne. Pour de longues heures d'observation, un petit siège ou un coussin d'extérieur seront bienvenus.

Une lampe ?

Garder la lampe de poche éteinte est une bonne idée. Une fois installé pour écouter et observer, on apprécie mieux l'ambiance nocturne. Les yeux s'adaptent à l'obscurité et on évite ainsi de se faire repérer. En revanche, une lumière peut s'avérer très utile les nuits sans lune pour retrouver aisément le chemin du retour!

L'écouter

Les meilleures périodes pour apprécier le chant des chouettes hulottes sont l'automne, à partir d'octobre, et février-mars. Mieux vaut choisir une nuit sans pluie ni vent car ces perturbations inhibent les vocalisations des oiseaux. Choisir un boisement de feuillus ou mixte, même près de la ville. Un peu de patience et les mystérieux hululements résonneront bientôt à vos oreilles.

Ecouter le hululement de la hulotte.

La voir

Il est plus difficile d'apercevoir la hulotte que de l'entendre. Quand elle se perche au-dessus des routes forestières, on peut la voir dans la lueur des phares. Au printemps, il est possible de l'observer au crépuscule, avant que les feuilles aient poussé. Parfois, l'alarme insistante des passereaux indique en plein jour la présence d'un individu mal dissimulé.

L'attirer ?

Imiter un bruit de souris ou le chant d'un congénère suffit souvent à faire venir la hulotte. Toutefois, ce « truc » doit être utilisé avec grande modération. C'est en effet envoyer un faux message à l'oiseau, qui va gaspiller de l'énergie pour se déplacer. Imiter une proie qui n'existe pas en plein hiver, quand les conditions sont rudes, ou pendant le nourrissage des jeunes, est vivement déconseillé.

Sur le terrain

Reconnaître les rapaces nocturnes ? Le Miniguide Chouettes et hiboux vous facilitera la tâche.

Chaque année s'organise la Nuit de la chouette. En France commen en Suisse (tenez-vous informés via l'agenda des oiseaux).

Couverture de La Salamandre n°201

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 201
Décembre 2010 - Janvier 2011
Article N° complet

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