Plutôt Mars ou Gaïa ?

Dans son édito de La Salamandre n°230, Julien Perrot nous invite à recentrer notre attention sur notre planète avant de partir chercher le bonheur sur Mars.

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Vous avez votre billet ? C’est bon, vous êtes prêt… pour un voyage sans retour de sept mois ? Si je vous pose cette question, c’est que la perspective d’une excursion sur Mars semble à la mode en ce moment. Mais oui, au cas où nous échouerions sur Terre, il y aurait une seconde chance pour l’humanité sur la planète rouge.
Balivernes ! Notre grand défi, c’est ici tout autour de nous qu’il se joue. A ceux qui veulent nous faire croire que la technologie peut verdir Mars, je dis : concentrons nos recherches, nos moyens et le meilleur de l’esprit humain pour soigner notre planète. Et (re)lisons les fascinants ouvrages de l’Anglais James Lovelock*. Dans les années 1970 déjà, ce scienti­fique visionnaire comparait le fonctionnement de l’ensemble de la vie sur Terre à un super-organisme qui entretient subtilement depuis trois milliards d’années les conditions nécessaires à son développement.

L’hypothèse Gaïa , du nom de la déesse grecque personnifiant la Terre, explique de manière détaillée comment la vie s’est maintenue si longtemps sur notre planète… et pourquoi cela était impossible par exemple sur Mars ou Vénus. Les études de Lovelock ont fourni de nombreuses clés aux astronomes qui traquent des exoplanètes susceptibles d’abriter la vie.

Gaïa* a également révolutionné l’étude de l’atmosphère, des courants marins, en un mot de l’équilibre que nous sommes en train de détraquer. Cette prodigieuse intelligence planétaire, elle se manifeste tous les jours sous nos yeux. Dans une feuille d’arbre qui change de couleur, dans les reflets irisés du plumage d’un étourneau… ou dans le vol improbable d’une chauve-souris au crépuscule.

* Les âges de Gaïa / La terre est un être vivant, l’hypothèse Gaïa / Gaïa, une médecine pour la planète / La revanche de Gaïa, par James Lovelock

Couverture de La Salamandre n°230

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 230
Octobre - Novembre 2015
Article N° complet

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