Une matinée avec la belle de nuit

Onagre bisannuelle en bord de route / © Alessandro Staehli - indionature.com

Elle embellit talus et bords de chemins avec ses grosses fleurs jaunes… Rencontre avec l’ onagre, une exotique oubliée qui se plaît bien tout près de chez vous.

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Quelque part près de Neuchâtel...

9h du matin. Sur un tas de terre au carrefour entre un vignoble et un petit chemin de campagne, de jolies fleurs à la tige vigoureuse s’érigent en dominant les graminées. La douceur de leur délicieux parfum rivalise avec la fragrance des tilleuls en fleur… Que serait donc un mois de juin sans le nez ? Fatigués après une nuit passée à séduire sphinx, phalènes et autres papillons nocturnes, les pétales en cœur de l’onagre bisannuelle s’affaissent au soleil d’été. Ils se faneront dans la journée, moins de 24 heures après leur ouverture … Une particularité qui a valu à cette plante le nom populaire de belle de nuit.

Ce matin, la peintre naturaliste Maeva Arnold est là pour la croquer… de ses pinceaux ! Le crayon s’arrête longuement sur les quatre gros stigmates proéminents entre les étamines : un cas d’école pour comprendre l’anatomie d’une fleur…

Une pionnière d'un autre siècle

Faussement surnommée primevère du soir par les anglophones, Oenothera biennis est une onagracée comme les épilobes. On dit qu’elle a été introduite depuis l’Amérique du Nord autour de 1614, mais qui s’en souvient encore ? Pionnière et capable de produire de dizaines de graines par pied, elle a discrètement colonisé la plupart des contrées d’Europe. Aujourd’hui, l’onagre habite ça et là, sur les terrains vagues, les talus et les bords de route. Une agréable proximité riche en surprises que nous vous invitons à découvrir dans la rubrique Tout près d’ici de La Salamandre n°240 en juin 2017.

Retrouvez nos coulisses et les dessins de la semaine de Maeva Arnold.

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