Bêtes de l’extrême

Le lièvre variable vit sur les sommets de Provence-Alpes-Côte d’Azur. / © Olivier Born

Entretien entre hauts sommets et fonds marins avec Pierre Rigaux, naturaliste et coordinateur du nouvel ouvrage Les mammifères de Provence-Alpes-Côte d’Azur paru chez Biotope Editions.

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Les mammifères de PACA

Pierre Rigaux

Pierre Rigaux, Les mammifères de Provence-Alpes-Côte d’Azur présente 114 espèces, c’est énorme !

Absolument. Cette richesse s’explique par la diversité extraordinaire des milieux, du sommet des Ecrins à 4100 m d’altitude jusqu’à - 2600 m au large des côtes provençales. Notre région abrite à la fois des espèces méditerranéennes comme le pachyure étrusque, une minuscule musaraigne qui craint le froid, et des espèces nordiques en limite de répartition comme la sérotine de Nilsson.

Y a-t-il eu des arrivées récentes d’espèces ?

Le loup est revenu naturellement il y a 25 ans. C’est une chance pour la biodiversité mais ce retour est encore refusé par les lobbies agricoles et par certains politiciens clientélistes, ce qui rend la cohabitation difficile.

Et des disparitions ?

Le phoque moine, éradiqué des côtes provençales dans les années 1930 et aujourd’hui menacé de disparition au niveau mondial.

Espérez-vous un retour en particulier ?

Oui, celui du lynx… Beaucoup disent l’avoir vu, mais on n’a toujours pas de preuve de sa présence…

Un coup de cœur aux deux extrêmes ?

Le lièvre variable. A haute altitude et en hiver, ses traces dans la neige sont souvent le seul signe de vie à l’horizon. Et puis le grand cachalot qui plonge à plus de 2000 m pour chasser les calmars. Ce n’est pas une légende et je trouve cela vraiment fascinant.

Pour approfondir

Interview complète et chiffres étonnants

Couverture de La Salamandre n°235

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 235
août - septembre 2016
Article N° complet

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