Le livre fétiche de Gisèle Rime

Gisèle Rime avec son livre fétiche, Le pays sous l'écorce / © Andrea Pellerani

Gisèle Rime, illustratrice à l'univers féerique, se replonge dans ses souvenirs d'adolescente pour nous offrir son coup de cœur : un opus atypique de Jacques Lacarrière, écrivain voyageur.

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« J'ai lu Le pays sous l'écorce à l'âge de 15 ans, sur les conseils d'un professeur perspicace. L'histoire tourne autour d'un bonhomme qui imagine se métamorphoser pour aller à la rencontre des plantes et des animaux. Il renonce à son allure humaine et se fait loir, criquet ou rhubarbe. Lors de l'un de ces voyages bizarres, le héros tombe amoureux d'une grue, qui finit par le quitter pour partir en migration. Le lecteur oscille entre rêve et réalité et est amené à se poser la question de l'autre avec un grand A. C'est une approche sensitive et poétique du monde naturel. Rien de cérébral entre ces pages : il faut simplement se laisser porter par les déambulations du personnage. A l'époque, ce livre m'a fait un choc. J'avais toujours ressenti un lien très fort avec la nature, mais c'était la première fois que je voyais ces émotions mises en mots. Ce livre possède un côté Alice au pays des merveilles , on passe de l'autre côté du miroir pour entrer dans l'intime des êtres sauvages. »

Extrait

« La seule façon de rejoindre la nature profonde de l'homme, c'est le non-humain. » Jacques Lacarrière (1925-2005)

Couverture de La Salamandre n°205

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 205
Août - Septembre 2011
Article N° complet

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