Devant l’île de Pâques

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« Ambiance idyllique en ce jour de Pâques sur l’île de Porquerolles. Les touristes sont encore rares, préservant quelques semaines encore les côtes rocheuses, les petites plages, les landes de cistes, les petites oliveraies et les forêts de pins et de chênes méditerranéens. La côte varoise fait face à cette petite terre émergée. La soleil généreux permet de deviner les fonds clairs de ce sanctuaire marin renommé. Par rapport à un rivage atlantique, le silence est notable. Point de cris roulés ou flûtés de limicoles, point de tournepierres ni de bécasseaux roulant sur les plages. Il faut porter le regard au large, avec la longue-vue, pour détecter l’animation d’un nuage de goélands en marge d’un filet de pêche. Parmi eux, des petits bolides contrastés, sombres dessus, blancs dessous, volent comme des martinets sur les vagues modestes. Des puffins yelkouans de Méditerranée. Ils sont une quinzaine. Puis apparaissent quatre ou cinq grands planeurs beaucoup moins dynamiques, semblant maitriser à merveille les faibles courants d’air. Certains se posent quelques secondes, puis décollent en courant sur l’eau. Ce sont des puffins cendrés, une autre spécialité locale. »

Ile de Porquerolles (Var), jour de Pâques 2015.

par Jean-Philippe Paul

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