Le safari, c’est parti!

La belle-dame porte bien son surnom de vanesse des chardons. / © Marko Koenig / Biosphoto

Et maintenant, prenez jumelles, filet et loupe et courez dans la prairie fleurie à la découverte des papillons. Conseils de Véronique Brondeau, de Noé Conservation.

Avatar de Jean-Philippe Paul
- Mis à jour le
Article d'origine par
Osez la chasse aux papillons

Véronique Brondeau, animatrice des observatoires de la biodiversité de Noé Conservation

Véronique Brondeau, que proposez-vous pour mieux connaître les papillons qui nous entourent ?

D’abord tout simplement admirer les papillons autour de chez vous, apprendre à les reconnaître et noter vos observations. Puis partager vos découvertes au sein d’un réseau d’observateurs. Telle est précisément la mission des observatoires de la biodiversité au jardin. L’accumulation de témoignages simples mais nombreux permet de mieux cerner la répartition des espèces, les milieux qu’elles occupent, l’effet de l’urbanisation et surtout leur évolution dans le temps.

Osez la chasse aux papillons

© Sylvain Leparoux

Pour participer, faut-il déjà être un peu spécialiste ?

Pour citer Gérard de Nerval, « L’expérience de chacun, c’est le trésor de tous ». L’important est donc de participer et les quelques erreurs des débuts seront largement compensées par le volume des données collectées. Vous trouverez sur notre site toutes les informations et les ressources nécessaires.

Et comment protéger les papillons ?

Vous pouvez les aider avec une série de gestes simples quelle que soit la taille de votre jardin ou même de votre balcon. D’abord, choisissez bien vos plantes nectarifères. Carotte sauvage, romarin, lavande ou lierre attireront de nombreuses espèces. Si vous le pouvez, semez une petite prairie fleurie. Ensuite, les papillons ont aussi besoin de plantes hôtes pour le développement de leurs chenilles. L’ortie est magique pour cela. Cette mal-aimée des jardiniers est adorée par beaucoup de papillons comme la petite tortue, le paon de jour ou le vulcain.

Peut-on combiner joli jardin et biodiversité ?

D’une manière générale, il faut essayer de diversifier autant que possible les milieux et les espèces de végétaux en privilégiant les variétés locales. Et puis, évitez les pesticides et limitez au maximum les éclairages nocturnes qui perturbent complètement le cycle de vie de nombreuses espèces. A vous de jouer!

Plus d'informations sur noeconservation.org et jardinsdenoe.org.

Couverture de La Salamandre n°222

Cet article est extrait de La Salamandre
n° 222
Juin - Juillet 2014
Article N° complet

Articles sur le même sujet

Réagir